quasi 9 mois après…

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J’adore lire des articles, découvrir des blogs et j’essaie de vous faire partager mes trouvailles …
Mais il y a certains récits qui me touchent encore plus…

Ce matin, je regarde la sélection HelloCoton , quand je suis tombée sur le récit d’accouchement de Alexa : http://mellealexa.over-blog.com/2014/08/un-accouchement-pas-comme-les-autres-a-34sa.html

Je
ne sais pas si c’est mon diabète qui me rapproche de son récit parce qu’elle aussi est diabétique, la
malformation cardiaque de mon mininous, ou sa grossesse si difficile…
Ce
que je sais, c’est que j’en avais la gorge serrée, presque larmoyante en lisant son post. Pourtant c’est un
récit de naissance, pourtant, c’est une ode à la vie… Mais voilà ce
post à réouvert une plaie fermée, enfin du moins le pensais-je…

Il
y a quasi 9 mois j’ai donné naissance à Adam, par césarienne. Une
césarienne préparée, puisque mon espadon faisait 4kg480 à la naissance
avec un mois d’avance .  Bien que son frère né par césa qui a fait de la néonat, je
n’étais pas préparée à passer par la sonde, les prises de sang, les
soins le lit, les micronimus dans les lits d’à côté etc…
Je n’étais pas préparée à culpabiliser comme je l’ai fait
d’être diabétique. Je n’étais pas préparée à le voir faire des
hypoglycémies à être malade…
Pendant mes 8 mois de grossesses, j’ai eu un
diabète très équilibré. Bien mieux que pour son frère. Une prise de
poids raisonnée de 5 kg (quasi 30 pour son Arthur). J’ai eu une fracture
du pied et je te garantie que la fracture sans antalgique c’est pas
chose facile à gérer.
Puis vers la fin du mois d’aout j’ai commencé à
avoir des contractions… beaucoup de contractions…
Mi septembre, j’ai eu une hospitalisation et a
partir d’octobre j’avais mon petit bout qui voulait sortir…  si si, il ouvrait la porte de son côté pour dire coucou…
Du coup,
traitement etc…
J’en ai parlé sur mon blog de diabète, et je ne veux
pas m’étaler sur le sujet, du moins pas encore. Les choses se sont
empirée avec le traitement. Mon mini dans le bidou a pris un kilo en 1
semaine avec le traitement, alors qu’il était sur les courbes normales
depuis le début. Les médecins mettaient ça sur le compte du diabète…
Lors
d’un petit tour aux urgences (mais pas de ma maternité niveau 3), j’ai
refusé l’hospitalisation et les corticoïdes (JAMAIS de corticoïdes à un
diabétique au risque de créer plus de soucis que de bénéfices, car ça
fait monter les glycémies)
J’ai bien fait de les refuser, j’en suis encore plus certaine aujourd’hui…

Je
te passe sur les 3 semaines d’hospitalisation dans la mater de niveau 3 CONTRAINTE et FORCEE…  avec mon fils gardé par
la famille, loin de moi. Où je passais mes journée à 
regarder la tv et surtout me morfondre… au rythme des 3 monito par
jours  et 10 hypo (bouffe de muise de l’hopital) et  mon mini si pressé qui ne voulait plus sortir…

Jour
J cesa comme je le souhaitais avec un gros bisou pour mon mini et du peau à peau avec papa… et néonat… et là encore bagarre (y a eu beaucoup d’abus dans
mon hospit) pour qu’il ne prenne QUE mon lait. A partir du 100%
allaitement il a arrêté les hypoglycémies et nous sommes vite sortis mais il en aura fallu des batailles…

Aujourd’hui
c’est passé, on surveille son petit coeur, avec des écho, il grandit
vite, il va bien… mais la plaie reste ouverte… la preuve, une petite
lecture et c’était comme si c’était hier…

2 commentaires
  1. Flo Babiou dit

    Je pense qu'on ne mesure pas la chance qu'on a quand on a vécu une grossesse et accouchement sans aucun problème, et ton récit m'en fait prendre conscience. J'imagine qu'après ça tu auras peut-être du mal à en vouloir un 3ème…

  2. Rebelle Des Bois dit

    Il y a des moments qui nous blessent, nous éprouvent vraiment beaucoup et desquels on pense ne jamais se relever… le temps passe, on travaille sur nous et la spontanéité, la beauté, de nos petits amours et tout ce que nous avons à faire pour et avec eux fait en sorte que cela nous fait moins mal, que l'on focusse moins … la vie fait son oeuvre.
    Mais comme tu le dis, les plaies mettent longtemps à se refermer; mon fils est né il y a 3 ans et certaines difficultés et deuils liés à ce grand moment qui ne s'est pas vraiment pas passé comme je l'aurai souhaité sont encore présents …
    Il y a 15 ans j'ai vécu des années le drame de ma vie en arrivant pas à être enceinte… même avec deux adoptions plus tard et un grossesse, j'ai l'impression que je resterai toujours d'une extreme sensibilité face à cette situation. Comme si quelque part une portion du sentiment continue de vivre en nous…
    Et que dire de la mort; la peur de perdre, le manque, la peur panique sitôt qu'un enfant s'enfièvre, qu'une voiture roule trop vite, qu'une personne que l'on aime est en retard…
    Ca fait du bien d'en parler et doucement on se libère …

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