La table à langer, mon dernier bastion de puériculture …

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Il y a ce moment terrible où lorsque les enfants grandissent, où il faut se séparer du matériel.

En février j’ai donné la poussette et toutes les affaires pour un petit garçon naître. Je n’ai gardé que le sac de maternité. Qui je pense m’accompagnera toute ma vie.

Depuis petit à petit, beaucoup de choses ont disparu. Mais il restait la table à langer. Elle est là, dans mon champs de vision depuis 8 ans.

Elle était dans la salle de bain à accueillir les enfants depuis leur naissance pour les changer, les habiller, les soigner. Tout autant de gestes d’amour, de gestes de soins, et de tendresse sur cette table à langer qui me manquent depuis un an…

Je revois Arthur et ses pipis fous. Adam qui était si « grand » nourrisson, qu’il pouvait toucher le bord avec ses pieds. J’observe encore Apolline monter dessus, en escaladant avec l’étagère, pour que je lui brosse ses cheveux. Ce sont les seuls moments où, elle y monte. Maintenant qu’elle ne porte plus de couches, la table à langer n’a plus autant d’utilité. Elle sert à poser les serviettes, ou à garder le bazar.

Je n’ai pas acheté du matériel coûteux ou de marque. Tout juste 25 euros chez le suédois pour cette table et 5 euros pour un tapis gonflable adapté, vite remplacé par un autre plus adéquat. Et pourtant, quand on l’a repeinte en blanc, pour l’assortir au petit lit d’Arthur, je revois la fierté dans les yeux de mon cher et tendre et l’amour pour notre petit être à venir. Elle trônait là, dans notre chambre, parfaitement assortie à ce petit lit et le petit coin que j’aménageais avec amour. Avant de prendre place dans la salle de bain, pour ne plus jamais être bougée.

Elle n’était pas chère, mais elle est si riche de souvenirs que cela lui donne une valeur inestimable .

Je me suis attachée à elle. Un meuble plein d’histoires et plein d’amour à trois francs six sous…

Je ne la donnerai pas. Je ne la jetterai pas. Je vais la garder, tout comme le lit, offert par mon Papi Ketchup, parti rejoindre Mamie Jolie pendant quand j’attendais mon Arthur. Seul et dernier cadeau d’un grand père à son arrière petit fils, à naître. Il disait

 » je n’ai pas de passé, mais l’avenir arrive ».

Elle a une grande valeur, je vous dis !

Celle, qui n’a vraiment pas de prix. Celle d’une voix avec un léger un accent allemand qui me manque tellement, qui vous dit « je suis heureux de te l’offrir, avec le lit ». Elle reste là, pour des petits enfants « peut être un jour », parce que l’ensemble est plein d’amour et de souvenirs à partager…

Il est temps, cependant, que la table à langer trouve la sortie de la salle de bain, qu’elle prenne ses quartier d’hiver à côté du lit, pour une retraite, bien méritée. Enfin pas aujourd’hui, et surement pas demain, mais bientôt…

Qu’elle prenne une autre place que devant mes yeux le matin, le soir, et à chaque fois que je rentre dans la salle de bain. Parce que simplement en me brossant les dents, je ne peux qu’imaginer un petit dodu, tout brun, les fesses à changer, éclater de rire, hurler après son bain, ou tout simplement ces moments de geste d’amour en silence, juste à se regarder …

La table à langer, c’est le dernier bastion d’une maternité volée, qui n’aura jamais vu mon dernier né.

2 commentaires
  1. Elodie dit

    J’imagine comme c’est dur de ne plus l’avoir dans son champ de vision.
    Je me souviens de tous les détails des appartements de mes biens aimés grands parents , oncle , arrières grands parents … J’ai malheureusement pas pu garder les meubles tel quels etc .

    1. Céline de LittleBigMaman dit

      On garde les souvenirs au fond du coeur

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