Le mardi c’est chirurgie bariatrique :Et j’ai été opérée ! Première partie

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Et le 17 mai 2022, j’ai été by-passée !

Depuis presque un mois déjà, je découvre ce petit estomac, j’apprends à vivre avec mon transit court-circuité, et les petits désagréments qui vont avec. Voici le récit de mon opération en deux parties …

Samedi matin, j’ai reçu LE message, du Centre de l’Obésité de la Clinique des Cèdres (31). Celui qui donne l’heure d’arrivée, et qui confirme que je suis bien au programme. Je suis joie, je n’y croyais plus. Lundi matin, je pars faire mon test PCR à Agen, en croisant fort les doigts pour qu’il soit négatif. Honnêtement, c’est intense, d’attendre la journée complète, ce résultat qui conditionne l’opération ou non. Je me concentre sur mon « dépoilage » en me tartinant de crème d’épilatoire, comme conseillé/imposé dans le dossier d’hospitalisation. Et il y à un sacré boulot , puisque j’en profite pour m’attaquer en plus du ventre et du pubis, à mes jambes. Cela m’occupe. Vers 18h, je n’ai toujours pas mes résultats. Je stresse. J’essaie de me connecter via le mail donné, et impossible. J’angoisse. 19h, je reçois un message sur mon téléphone, et je m’aperçois que la personne qui m’a prélevé à fait une erreur dans mon nom de famille en rajoutant une lettre. Je me connecte avec la faute, et ouf. Je suis NEGATIVE.

Je vais pouvoir me faire opérer !

Les dernieres heures .

Je tourne, je vire, je commence à rassembler mes affaires. Je décide d’y aller avec un sac à dos, mon vieil Eastpak, celui du lycée qui me porte chance. Alors j’optimise mon choix pour ne pas le bourrer, fière de mon soudain minimalisme. Un savon solide à la barbe à papa, ma brosse à dent, un dentifrice et ma crème Payot qui me fait un teint de pêche, 1 pyjama noir et une chemise de nuit tee shirt large achetée samedi dernier chez Kiabi. Puis ce que j’emmène pour le confort : une rallonge , un chargeur, mon brumisateur rechargeable fraichement reçu, et mon matériel d’aquarelle au cas où. Quand j’angoisse à l’hôpital, je dessine .

Ma nuit est chaotique. Je tourne, je vire, je tarde à trouver le sommeil. Je me réveille jusqu’à une heure du matin pour boire . Je dois être à jeun, je le sais. Il fait chaud. J’angoisse. 5h, je quitte mon lit, je fais de la méditation guidée avec Amazon Music . Je fais un tour sur les réseaux à m’en faire mal aux yeux. Je vérifie les papiers encore et encore. Ma carte vitale, mon dossier, ma carte d’identité . Tout est là , dans ma pochette « chirurgie bariatrique ». J’en profite pour faire quelques photo, me peser et me mesurer. Celles là, seront pour moi. Je note tout dans mon journal de bord, qui va m’accompagner pendant un moment.

Go, go, go …

Je me prépare. J’ai soif. Je me lave les dents pour la dixième fois. Je m’habille et je me coiffe avec deux tresses remontées , Je sais que je vais mettre une charlotte. Je ressemble à un mixe de Caroline Ingalls et La princesse Leia.

Mon frère arrive pour garder les enfants. J!ai un poids de moins, car j’espère que mon mari va pouvoir rester un peu avec moi. Je suis tellement stressée, j’en ai une boule énorme au ventre. On part en musique vers Toulouse. Ça roule bien. Je dois y être pour midi.

Arrivée à la clinique, j’étouffe, je me dégonfle, je suis à deux doigts de partir en courant. J’hyper ventile . Je prends une grande respiration, puis je m’éjecte de la voiture d’un bond . Je pars en direction de la porte en cherchant mon appli Tous anti covid pour mon certificat. Je tremble fort en le tendant à l’agent pour le contrôle. Il m’a regardé avec un sourcil levé…

Cher et tendre part se garer et me rejoint dans le hall, alors que j’attends mon tour pour mon admission. J’avais déjà fait toutes les démarches en ligne. La clinique est top pour ça, on upload tous les documents , et le jour J, on a quasi rien à faire. En 3 minutes c’était bouclé. J’ai choisi une chambre solo, la télé et le wifi le tout pour 75e en plus du remboursement de ma mutuelle. Je savais que je n’allais pas rester longtemps, et je refuse de partager ma chambre depuis mes dernières hospitalisations . Alors ce n’est pas si grave…

Dernière ligne droite

On monte en ambulatoire, et c’est là bas, qu’on patiente avec Cher et tendre. Je fais les cent pas. Je vais à mon rendez vous avec l’infirmière qui m’accueille. Et je suis toujours surprise des réactions des gens, quand ils voient mon parcours médical. Ils font toujours une tête à mi chemin entre pitié et surprise. L’infirmière qui me reçoit , me dit que j’ai une « chance folle  » et que « l’on veille sur moi » là haut, avec tout ce qui m’est arrivé. Et surtout » un courage à tout épreuve », pour faire une intervention comme celle-ci. Je pense à mon étoile qui brille si fort et à ma grand mère que j’ai vu en réa choc, il y a 4 ans, c’est eux qui me protègent …

Elle me conduit dans l’espace d’attente. J’embrasse une dernière fois mon mari, il n’a pas le droit d’attendre avec moi. J’ai peur. Je lui dit où j’ai rangé les directives anticipées au cas où. Juste au dessus du dressing, derrière la pile de draps. A 13h, à l’heure où je descends au bloc, il recevra une lettre d’amour programmée, celle du « au revoir  » au cas où. C’est ce que m’a appris la réanimation pour Augustin, ne jamais oublier de dire « au revoir et je t’aime » à ceux que l’on aime, car tout peut basculer en une fraction de seconde …

Je m’habille en tenue de combat, la même que pour la fibroscopie : pyjama bleu jetable, double peignoirs chaussettes de contention et chaussons. J’attends avec une charmante mamie à moitié endormie. J’ai chaud, je stresse… Moins de 5 minutes plus tard, le brancardier est là pour m’accompagner…

à suivre …

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