Le mardi, c’est chirurgie bariatrique : apprendre la patience

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J’ai terminé le parcours . J’ai enfin, effectué toutes les séances, tous les examens que l’on m’a demandé en février dernier. Mais, parce que oui, il y a un « mais », j’ai dû repousser le rendez-vous chez le chirurgien et de facto, repousser l’opération.

Je ne m’y attendais pas. Je n’étais pas prête à être arrêtée en si bon chemin, et pourtant…

Un grain de sel, qui vient tout chambouler.

Je suis diabétique, et je ne suis pas équilibrée. C’est une raison pour laquelle , je fais ce parcours. Mais, ne pas être équilibrée, c’est prendre des risques en post op et j’en suis consciente. Des risques durant l’opération, et surtout en post-opératoire.

Cela fait trois ans, que je jongle avec mes glycémies, que j’essaie d’aller mieux. En janvier j’ai même repris la pompe à insuline. J’avais espoir de pouvoir vivre en paix avec mon diabète et que ça m’aiderait pour le reste. C’était sans compter sur son côté récalcitrant et terriblement agaçant. Je fais ce que je peux.

Je pensais, le faire suffisamment descendre pour que je sois quand même opérée. Eh bien non, je n’ai pas atteint le 7, 5 requis, ni les 8 « grand max » d’hémoglobine glyquée. J’ai donc eu un NON catégorique du médecin nutritionniste. Ce qui m’a donc, obligé à repousser les rendez vous plus « chirurgien » et « anesthésiste » .

Grande déception, et forte émotion

J’étais déçue . J’ai versé quelques larmes. Je me sentais prête. Je me voyais déjà, opérée, et en perte de poids pour les fêtes de fin d’année. J’étais prête, car j’avais fait le plus dur, et passé les examens en gérant le stress, les angoisses, et ce que je traine comme un boulet depuis trois ans.

Dire que j’étais déçue est une euphémisme. J’étais anéantie. Dès que je suis rentrée chez moi, je suis retombée dans mes mauvaises habitudes avec un régime restrictif pour contrôler diabète et foie. J’ai tenu 2 jours et demi sans glucides. J’ai une nouvelle fois déstabilisé mes glycémies qui explosent. Je me suis donc sentie à nouveau mal. J’ai commencé à perdre cette confiance en moi, qui émergeait depuis quelques semaines . Je me rends compte que ce sera une lutte très longue, même après …

Le retour du grand « Et Si ».

Alors que je pensais qu’il s’était la mal en août, le doute est revenu en force, avec toute sorte de questions:

  • Vais-je réussir à atteindre l’objectif de 8 pour le prochain rv?
  • Vais-je réussir à rester motivée pour cette opération?
  • Est ce que je vais arriver à me maintenir en « santé » durant ces nouveaux mois de patience.
  • etc.

Je savais que le « Et si » allait me faire douter, car c’est un vrai salopard. Faire une chirurgie bariatrique demande beaucoup de résilience, avant, pendant et après. Je n’étais pas prête à ce que l’on me dise « non » pour cette raison Encore et toujours ce foutu diabète . Je ne comprenais pas, pourquoi ce qui ne va pas chez moi, qui est défaillant, peut aller bien ou mieux par moi-même . Pourquoi, je devais attendre si longtemps encore, en étant si mal d’un point de vue de la santé . L’objectif de la chirurgie étant de stabiliser mes glycémies. Je me disais, que si j’y arrivais sans la chirurgie, alors à quoi bon la faire? J’ai même envoyé une lettre à la psychologue du centre de l’obésité.

Repousser pour mieux se faire opérer !

On repousse pour être mieux préparés. C’est ce que j’ai compris. Ce n’est finalement pas si grave, surtout vu le plan blanc, les annulations d’opérations les listes d’attentes pour les opérations. Je sais maintenant que c’est surtout pour éviter les risques supplémentaires . Pour que je puisse avoir toutes mes chances.

La « Céline » d’avant le parcours aurait littéralement lâché l’affaire. Celle d’aujourd’hui, décide de continuer sur ce chemin. Cela prendra le temps qu’il faut. Je ne suis plus ou pas pressée. Ce que je dois faire, de mon côté, c’est continuer à prendre soin de moi, à prendre plaisir à manger, à ne surtout pas retomber dans mes vieux travers. Cette opération est une chance d’aller mieux, de retrouver la santé perdue, et ma mobilité.

J’ai mis le temps pour écrire cet article, je suis vraiment désolée. J’avais besoin de faire un « break » de réfléchir dans mon coin. J’ai pris de poser mes mots, qui la semaine dernière étaient dans l’émotion. Je suis plus forte, et plus motivée. Pour mon diabète, je vais essayer, d’ici le mois de décembre, d’atteindre les 8 d’hba1c , c’est un objectif SMART : spécifique, mesurable, atteignable, réalisable, et temporellement défini. C’est un objectif, et la seule entrave à l’opération, puisque j’ai tous les feux au vert !.

Rendez vous mardi prochain, pour un nouvel article : le mardi, c’est chirurgie bariatrique.

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